Comme la majorité des avocats, vous avez un site web ou le projet d’en créer un ? Vous souhaitez mettre en avant votre expertise en publiant du contenu informatif ? Cette stratégie est payante à l’heure à la plupart de vos potentiels clients se rendent sur internet pour trouver la solution à leur problème.
Cependant, un site mal référencé sera davantage une perte de temps et d’argent pour votre activité. Pour une place de votre site dans les premiers résultats de recherche, deux principales options s’offrent à vous : le SEA ou le SEO. Le SEA est une stratégie de référencement payante, je vous laisse le soin de vous renseigner sur ce point.
Cet article ainsi que tous les articles de mon site traiteront du SEO, c’est-à-dire du référencement qui s’exécute naturellement avec du contenu optimisé. À mon sens, cette stratégie est plus pérenne, car elle répond aux attentes de vos lecteurs. En d’autres termes, vous ne forcez pas votre visibilité à coup de bandeaux publicitaires. Avec le SEO, vous attirez naturellement de potentiels clients présentant un intérêt pour votre offre.
Une fois ce rappel effectué, je veux propose de voir ensemble les principales erreurs pour le référencement que j’ai pu constaté sur bon nombre de sites d’avocat…
1. Se tromper de cible de lecteurs
Cette erreur est commune. En tant qu’avocat, vous éprouvez des difficultés à changer de casquette pour devenir un « commercial ». Si vous rédigez vous-même vos contenus, vous prendrez rarement de distance sur le formalisme que l’on vous a enseigné durant les années de fac et en cabinet…
Rien de plus compréhensible. J’ai également éprouvé de nombreuses difficultés à me « déformater » de mes 5 années de droit pour rédiger du contenu compréhensible de tous.
Concrètement, en préservant votre style rédactionnel professionnel, vous vous trompez clairement de cible. Celles et ceux qui se sentiront naturellement attirés par vos articles seront des profils qui comprennent le jargon juridique. Autrement dit, ce seront bien souvent vos pairs ! Or, je doute qu’il s’agisse de la majeure partie de votre clientèle. Si vous souhaitez attirer de potentiels clients, vous devez vous rappeler que vous écrivez pour des profanes du droit.
Autrement dit, rédigez comme vous expliquez à vos clients dans votre cabinet les solutions qui s’offrent à eux.

2. Utiliser des termes juridiques inexpliqués
Cette erreur fait écho au précédent paragraphe. En tant qu’avocat, vous avez naturellement tendance à réutiliser tel quel les termes juridiques énoncés dans les textes législatifs, réglementaires et la jurisprudence.
Rappelez-vous votre première année de droit. Est-ce que vous arriviez à comprendre dès la première lecture n’importe quel arrêt ou article de loi ? Pour ma part, il m’a fallu plusieurs semaines avant de lire une décision de justice comme je lis un roman.
Mettez-vous ensuite à la place de vos lecteurs… Pensez-vous que ces derniers vont s’attarder sur vos publications s’ils doivent lire et relire votre article tout en ayant à disposition un dictionnaire des termes juridiques ? Bien sûr que non. Les internautes cherchent du contenu rapidement consommable. C’est notamment pour cette raison que vous voyez se multiplier les encarts de questions-réponses en quelques lignes sur les principaux moteurs de recherche. Un internaute souhaite idéalement avoir une réponse dès les premières secondes de recherche.
Pour attirer son attention et l’inciter à prendre le temps de se renseigner plus en profondeur, utilisez des termes facilement compréhensibles.
Je ne vous conseille pas ici d’exclure totalement les termes juridiques. Cela est d’ailleurs impossible sans perdre en qualité d’information. Cependant, n’hésitez pas à expliquer simplement les termes les plus complexes. Imaginez-vous en présentiel avec un client et écrivez la réponse que vous lui donneriez si ce dernier vous demandez ce que signifie tel terme.
3. Ne publier que de la jurisprudence
Ah la jurisprudence ! Le support privilégié pour traiter de l’actualité ! Sauf que les sujets abordés et la manière dont ils sont abordés sont bien souvent moins attrayants que les infos de BFMTV.
Pour bon nombre de sites d’avocat, les nouveaux contenus publiés traitent presque exclusivement de jurisprudence. En soi, cette stratégie n’est pas mauvaise pour le référencement naturel de votre site. Sauf que la plupart d’entre vous traitent les sujets d’actualité de la manière suivante :
- un commentaire d’arrêt avec le formalisme imposé en études de droit ;
- des termes juridiques repris à l’identique dans l’arrêt et non expliqués ;
- une absence de rappel des articles de loi pris en compte, et non uniquement cités ;
- une prise de position qui s’apparente davantage à une thèse en droit qu’à une illustration concrète d’un problème pouvant arriver a tout à chacun.
Bref, vous l’aurez compris, vos publications sur la jurisprudence attirent bien souvent vos pairs et des étudiants en droit en manque d’inspiration. Vos potentiels clients n’y verront que rarement leur intérêt à s’intéresser à telle décision d’un tribunal, d’une Cour d’appel et de la Haute juridiction.
De même, ces derniers feront difficilement le lien entre la décision commentée et vos domaines de compétences pouvant les aider dans pareille situation.
Par conséquent, n’oubliez pas de diversifier vos publications, afin que votre site ne soit pas aussi rébarbatif que le GAJA !
4. Rédiger « comme un avocat »
N’y voyez aucun mépris dans l’intitulé de ce paragraphe. Ce que j’entends par « rédiger comme un avocat » fait écho au formalisme que vous utilisez pour vos conclusions et vos rédactions dans le cadre de publications à destination de professionnels du droit.
Attention aux phrases longues
En droit, nous avons appris à rédiger des phrases longues comme des paragraphes. Rares sont ceux qui peuvent lire une phrase sans reprendre son souffle au moins 5 fois avec le point final. L’aviez-vous remarqué ? J’ai déjà pu lire des paragraphes entiers constitués que… d’une phrase !
Il faut bien l’avouer, les rédactions juridiques se prêtent tout particulièrement aux longues phrases. Les termes juridiques à rallonge ainsi que l’exposition des faits incitent tout naturellement à tout évoquer, sans coupure.
Or, les algorithmes des moteurs de recherche rétrogradent les contenus multipliant les longues phrases. Cette prise de position prend en compte les attentes des internautes. En effet, ces derniers souhaitent comprendre rapidement une information. Pour cela, rien de tel que des phrases courtes et concises.
L’exercice vous paraîtra fastidieux au début. Cependant, évitez les phrases de plus de 30 mots ! Sachez que les principaux logiciels d’optimisation SEO préconisent des phrases de moins de 20 mots. Cependant, 20 mots s’écrivent très vite. Sans être rigide sur ce point, essayez de couper vos phrases dès que cela est possible.
Les longs paragraphes sans illustration
Tout comme pour les longues phrases, en tant que professionnel du droit nous avons tendance à rédiger de longs paragraphes. Ce constat est d’une logique imparable. Cependant, un long paragraphe sans illustration manque de repères visuels. Vos lecteurs vont rapidement se décourager de lire un contenu écrit « en bloc » et sans aération.
Je ne vous conseille pas non plus de publier des articles trop courts en termes de contenu. Google et compagnie apprécient les contenus informatifs complets qui permettent de répondre en tous points aux attentes des internautes.
Cependant, aérer vos écrits ! Si vous n’avez pas le temps ni les compétences pour créer des visuels sur mesure, n’hésitez pas à intégrer des illustrations provenant de banques d’images libres de droits.
Bon à savoir : il est conseillé d’intégrer au moins 2 visuels pour un article de 1500 mots et plus.
Vous pouvez également intégrer des encarts du type « bon à savoir », « conseils », « pour en savoir plus… » comme celui que j’ai intégré dans le paragraphe précédent.

5. Ne pas intégrer de maillage interne et externe
Pour rappel, le maillage d’un article représente l’ensemble des hyperliens insérés dans le contenu. L’intégration de telles redirections vers d’autres pages web représente visuellement un maillage dans lequel ces différentes pages web sont liées.
Un maillage interne représente des redirections sur les pages d’un même site web, donc en interne.
A contrario, un maillage externe comprend des liens de redirection vers d’autres sites internet.
Or, la plupart des publications sur les sites d’avocat contiennent très peu, voir aucun lien de redirection. Les quelques liens que j’ai pu constater pointent vers les arrêts publiés sur le site de la Cour de cassation…
Une fois ses explications faites, vous pouvez légitimement vous demander : en quoi le maillage est-il important pour le référencement d’un site web ?
Gardez à l’esprit que Google ainsi que les autres moteurs de recherche cherchent en permanence à proposer le « meilleur » contenu pour ses internautes. Le contenu jugé comme qualitatif est celui qui contient beaucoup d’informations, des informations simples à comprendre, un visuel agréable à lire et — la cerise sur le gâteau — des liens vers des sites pouvant compléter le sujet évoqué.
Bref, les moteurs de recherche apprécient les articles qui prémâchent le travail de recherche des internautes, en présentant directement des liens vers d’autres pages web pertinentes par rapport au sujet traité.
Exemple : vous souhaitez traiter des demandes de travaux préalables et des recours possibles en cas de rejet. N’hésitez pas à créer un lien vers le document Cerfa ou le site du gouvernement permettant de rechercher les téléservices proposés selon les communes pour une demande en ligne. Vos clients apprécieront d’avoir tous les outils à disposition sur votre site. Google tiendra compte de ce maillage et mettra en avant votre publication.
Le maillage interne quant à lui permet de retenir vos lecteurs sur votre site internet. Si vous évoquez une situation juridique traitée plus en détail dans une autre de vos publications, n’oubliez pas d’intégrer un lien de redirection sur ce terme vers la page concernée. De même, si vous évoquez la pertinence de faire appel à un avocat dans telle situation, insérez un lien de redirection vers la page web traitant de vos compétences.
Nous arrivons à la fin des principales erreurs que j’ai pu constater sur les sites d’avocat pour un bon référencement. Si vous corrigez dès à présent ces erreurs courantes, vous pourrez constater l’évolution positive du nombre de visiteurs représentant de potentiels clients.
Mon propre site ayant pour vocation de promouvoir mes services, n’hésitez pas à me contacter (vous pouvez noter l’insertion d’un hyperlien justement placé sur « me contacter ») pour faire le point sur votre stratégie éditoriale et me déléguer la rédaction de vos publications.


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